" Bébert ", le passé recomposé

5 juin 2013 - 09:17

Acteur de la dernière finale de La Châtre, en 1986, Hubert Brossat revient à Gaston-Petit, sur le banc de l’USLC. Plus près de son attaquant de fils, Valentin.

Il est un peu la clé USB de l'USLC. La technologie moderne en mois. Hubert Brossat, 53 ans, est fidèle au papier et aux carnets dans lesquels il consigne méticuleusement, saison par saison, les données de son club de toujours. Celui dans lequel ce natif de Thevet-Saint-Julien a débarqué à l'orée de la saison 1976-1977, à l'âge de 17 ans, et qu'il n'a plus quitté depuis. « Ce club est tout pour moi. C'est convivial et humain, je m'y suis toujours senti bien », dit-il. A tel point qu'il y a joué les prolongations les crampons au pied. « J'ai joué jusqu'à mes 50 ans et j'ai connu toutes les divisions, de la DH à la 5e division départementale », précise-t-il.

" Le dimanche c'est football "

Hubert Brossat fait partie des meubles castrais. Il est l'un des derniers descendants encore actifs de l'âge d'or de l'Union sportive de La Châtre, de 1975 à 1985, décennie durant laquelle elle était le Déols d'aujourd'hui. « Lors de la saison 1982-1983, nous étions le seul club de l'Indre avec deux équipes au niveau régional, la première en DH et la réserve en PL », rappelle-t-il. Une époque bénie, où le chemin des études menait à La Châtre ou Châteauroux, plutôt qu'à Limoges, Tours ou Orléans comme aujourd'hui. Ça aidait. « Du coup, il y avait de l'assiduité à l'entraînement et de la concurrence, avec beaucoup de joueurs de très bon niveau. » Dont lui, ailier droit vif et rapide. « Mon niveau réel se situait en PH », tempère-t-il.
Hubert Brossat est une figure locale. Alors, dans les coulisses du parc des sports, on lui donne affectueusement du « Bébert », son surnom. Il faut dire qu'il n'a jamais vraiment su s'éloigner du rectangle vert. Sur l'autel d'un immuable leitmotiv, « le dimanche, c'est football », Hubert a endossé l'habit de superintendant de l'équipe première. Délégué de Sébastien Maugrion, l'entraîneur, pour les matchs à l'extérieur, il s'assiéra sur le banc de Gaston-Petit, vendredi. De quoi raviver quelques prégnants souvenirs.
Il y a vingt-sept ans, en 1986, Hubert Brossat affrontait les joueurs de la Berrichonne, en finale de la coupe de l'Indre. « La seule que j'ai jouée. » Et malheureusement perdu (0-1). « On avait pris un but sur hors-jeu… », grogne-t-il encore. Reste le souvenir indélébile d'avoir joué un match de foot, un jour, devant 2.000 personnes. « C'est un contexte spécial, avec plus de pression qu'à l'accoutumée », se souvient-il.
Une donnée qu'il ne va pas manquer de communiquer à Valentin, meneur de jeu et meilleur buteur de La Châtre cette saison et qui sera l'un des atouts majeurs de l'équipe castraise contre l'ogre déolois. Du père au fils Brossat, le trait d'union est tout tracé. « Je suis fier de lui, évidemment », dit-il simplement. Vingt-sept ans après, le fiston est en mesure de venger le père. Ce serait, à coup sûr, la plus belle des histoires à écrire dans ses livres d'or.

 

 

Article de NR http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre/Sport/Football/Regionaux/n/Contenus/Articles/2013/06/05/Bebert-le-passe-recompose-1492798

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